Entrepreneuriat & Intraprenariat

Vers une nouvelle culture managériale : valoriser l’entrepreneuriat en entreprise

Nassima Montin, Directrice conseil en transformation digitale | 231e47

La notion d’entrepreneuriat a beaucoup évolué au cours des vingt dernières années avec la complexification économique et les évolutions sociales et a pris une définition multidimensionnelle.
Selon Alain Fayolle professeur/chercheur et directeur du centre de recherche en entrepreneuriat à l’EM Lyon, « L’entrepreneuriat peut être défini, simplement, par des situations particulières, créatrices de richesses économiques et sociales, caractérisées par un degré élevé d’incertitude, dans lesquelles des individus sont impliqués très fortement et doivent développer des comportements basés notamment sur l’acceptation du changement et des risques associés, la prise d’initiative et le fonctionnement autonome ».
On parle donc bien de comportement, d’attitude, d’état d’esprit, en somme l’entrepreneuriat est au-delà de sa notion économique, une notion plus complexe liée à celui qui entreprend, c’est donc d’abord une culture. Cette culture est, avec la recherche, l’un des principaux vecteurs d’émergence de l’innovation. En effet, l’entrepreneuriat et l’innovation constituent un aspect essentiel des stratégies concurrentielles et une des voies de développement et de pérennité de l’entreprise.
Introduire une culture entrepreneuriale dans une organisation existante signifie faire évoluer son entreprise, s’ouvrir aux changements qu’apporte l’innovation, permettre la prise de risque pour réinventer son métier et instaurer un management par la confiance en encourageant l’autonomie et la prise d’initiative. Cela porte aujourd’hui le nom d’Intrapreneuriat.
L’Intrapreneuriat est une démarche visant à créer des petites structures dans l’entreprise, sur la base de l’esprit entrepreneurial, pour faire naitre et développer des projets innovants. La démarche répond à trois problématiques :

1Pouvoir faire face aux nouveaux entrants – start-up – plus souples par rapport aux entreprises traditionnelles qui disposent souvent des moyens et des capacités techniques mais qui souffrent d’un manque d’agilité pour répondre à leurs marchés.

2Pouvoir capter les potentiels des salariés qui aspirent à plus d’autonomie, de reconnaissance, de créativité et de collaboration.

3Favoriser le mode organisationnel transversal, stimuler l’apprentissage pour faire émerger l’innovation.

L’Intrapreneuriat permet la convergence des besoins (innovation) et des moyens. C’est une source de motivation pour les salariés qui se lancent et qui développent ainsi de nouvelles compétences, leur posture et leur capacité à convaincre.
Cette culture peut-être un formidable levier de transformation créative et source de renouvellement, un mode managérial et organisationnel en complémentarité avec le système organisationnel établi, à condition de préparer et faire converger les énergies pour l’acquisition et le développement de ce modèle.
Les services RH sont particulièrement concernés dans cette démarche. Ils ont en effet la charge de promouvoir les nouvelles méthodes de travail et de mettre en place un accompagnement dans l’acquisition de la culture dans la formation.
Comment alors sortir des sentiers battus et permettre une certaine liberté de création à ses employés, instaurer cette culture et les valeurs de confiance et de collaboration ?

Venez échanger avec Jonas Guyot (Co-founder Corporate for Change & Les Suricates le 24 novembre.
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